Comprendre les comportements

Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 12:31
Les dirigeants conditionnent l'esprit et les valeurs des entreprises.
Ils doivent donc être conscients des effets que leurs décisions et comportements ont sur le climat et les rapports sociaux dans leurs organisations.

Cette influence est liée à la taille de l'organisation : L'influence du comportement du dirigeant est plus visible dans les petites organisations que dans les grandes entreprises.

Malgré tout, leurs actions servent de modèle ou de référence pour le comportement désiré.
De même, ce que la direction punit ou récompense peut influencer les comportements.



Par Nemesis - Publié dans : Comprendre les comportements - Communauté : Psychonautes online..
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 21:57


Les salariés se plaignent souvent de ce que l'organisation les paralyse et leur interdise ainsi d'exprimer leurs potentialités. Ils se plaignent aussi de ce que l'organisation ne les reconnaît pas à leur juste valeur...

Ainsi, parce que de leur point de vue, ils se trouvent le plus souvent paralysés ou disqualifiés, les salariés sont inhibés dans l'action.
Cette inhibition peut revêtir deux formes : la première est liée à l'interdiction de sortir des schémas organisationnels préétablis, la deuxième tient dans l'interdiction faite au salarié de critiquer cette première interdiction.
Ainsi, l'inhibition à l'action traduit elle un stress, celui de ne pouvoir agir sur les choses.

Le problème s'aggrave au fur et à mesure de l'accumulation des stress. Cela peut aller jusqu'au dévellopement de troubles physiques, voire de maladies. Si l'aptitude de chacun à supporter des situations douloureuses est naturellement variable, chacun, pourtant, possède sa propre balise de détresse qui avertit qu'une situation professionnelle n'est plus tenable et, qu'ainsi, tout doit être mis en oeuvre pour s'en extraire de la façon la plus efficace possible. 









Par Nemesis - Publié dans : Comprendre les comportements - Communauté : Economie
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 11:15

En entrant dans une entreprise, on apprend à refouler toute critique, car après la dure période du recrutement, on est trop content d'avoir trouvé une certaine sécurité. Il faut alors fonctionner avec un système de penser qui ne nous appartient pas en propre. Se met ainsi en place une sélection naturelle de salariés calibrés.
Les personnes veulent éviter d'être exclues du groupe et sont prêtes à se censurer afin de ne pas détonner.
Ainsi la peur contribue à l'uniformisation et à une forme sournoise de mise au pas. Elle est devenue une composante importante du travail, avec la crainte du chômage et la montée des pressions psychologiques liées aux nouvelles méthodes de management.
Les dirigeants cherchent des individus formatés, compatibles avec différents services et différentes tâches, polyvalents et adaptables partout. Ce qu'on demandait aux cadres supérieurs est exigé maintenant à tous les niveaux, tout doit être standardisé.
On ne doit pas poser trop de question, et ne pas trop penser par soit même.
Il faut comme aliéner une partie de notre personnalité. Même les façons de s'habiller, de parler, de sourire sont imposés. Le nivellement de la personnalité constitue une forme de suggestion quotidienne, qui conduit les individus à la passivité. Pourtant refuser les spécificités, c'est gâché du talent et de la créativité.
Formater les individus est aussi une façon de contrôler. Ils doivent être soumis pour améliorer les performances de la rentabilité. Ce formatage est souvent relayé par les collègues, car les entreprises, comme tout groupe social, génère en leur sein des forces d'autocontrôle, chargée de mettre au pas les anticonformistes. Ces derniers doivent accepter de gré ou de force la logique du groupe.
Pas de personnalités marquées et pas de critique = groupe de travail standardisé. Il faut pénétrer au plus profond des désirs des salariés afin d'induire chez eux des comportements et des modes de penser. L'autonomie des salariés est encadrée et ne doit pas sortir des normes. Tout en prônant la créativité, certaines entreprises craignent toutes nouveautés de penser et préfèrent le conformisme intellectuel.


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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 19:46

L'éthique c'est l'ensemble réfléchi de nos désirs, toujours particulière à un individu ou à un groupe,
c'est un art de vivre.

L'éthique est un questionnement sur la pratique qui ne se satisfait pas de réponse toute prête,
de "prêt à penser".

L'éthique prime sur la morale. Avant la morale des normes, il y a l'éthique du souhait de vivre bien, qui ne se limite pas à la vie interpersonnelle, mais à la vie des institutions.

L'éthique est normative, mais à l'inverse de la morale, ce ne sont pas des normes catégoriques
mais hypothétiques.
Elles s'imposent à l'homme de l'extérieur, l'éthique elle, vient de l'intérieur.

L'absolu et l'abstrait de la morale ne sont pas nécessairement compatibles avec des situations.
L'éthique peut s'adapter à chaque situation par un choix responsable et éclairé.


L'éthique du désir du sujet :
La référence centrale est le désir du sujet déterminé par les signifiants de son histoire.
Le sujet est soumit par cette détermination mais peut trouver les moyens de sortir de cette répétition pour fonctionner dans le social sans renoncer à ce qui le détermine.

Cette éthique réfère au manque comme base du désir, et pouvant aller dans son extrême limite jusqu'à la déstructuration du sujet dans son rapport au social.

L'éthique de l'acte :
Le sujet apparaît comme sujet éthique dans les actes qu'il pose face aux autres.
L'origine de cette éthique se retrouve dans la philosophie de Spinoza, philosophie de l'individualiste,
à ne pas confondre avec l'individualisme qui ne pose pas l'acte du sujet et sa justesse
dans son rapport  aux autres,mais l'intérêt narcissique pour lui-même.



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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 13:32

On se conforme au groupe pour 2 raisons :

1) Le besoin d'information  
 Processus par :   - l'intériorisation des valeurs
                                 - l'identification (on est valorisé)
                                 - la complaisance (on accepte les comportements du groupe)
  2) L'affectivité
  On se soumet car on veut être aimé, apprécié
  On existe par le regard des autres.



Le besoin informationnel et affectif fait que le groupe nous dépersonnalise, et nous déresponsabilise.

On perd son individualité.
Quand on est dépersonnalisé, on intègre des rôles à son insu.
Entrer dans un groupe, c'est entrer dans un système tout fait. Suivre les ordres, les méthodes de management etc...
Le système de pensée de l'entreprise évite de se confronter à sa propre liberté et à sa propre fragilité.Cela évite de penser par soi même et de douter.

Par le biais du narcissisme les entreprises manipulatrices ont prise sur les personnes.
Les individus narcissiques intègrent la logique du système sans aucun sens critique et deviennent ce que l'entreprise veut qu'ils soient. Ils sont prêt à tout pour peu qu'on leur demande.
Cette hiperplasticité leur fait perdre tout sens critique, et désobéir à des ordres, même si ils vont à l'encontre de leur morale personnelle, leur est impossible. Ils s'adaptent à outrance au fonctionnement de l'entreprise même si ce système est pervers.

Lorsqu'un groupe de salariés se voit imposer par la hiérarchie des objectifs difficilement réalisable, il peut être tenté d'exclure les moins performants du groupe.



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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 10:59
En fonction des groupes, ce ne seront pas les mêmes phénomènes ni les mêmes lois qui vont apparaître.
Dans un groupe on est confronté à l'émergence de normes, de croyances, de valeurs.
Il y a un système d'attribution, et un système comparatif d'emblée.

Implicitement on comprend si on a les mêmes valeurs ou non, suivie d'un processus d'inclusion ou d'exclusion.
C'est le groupe qui fait la norme, il est dépositaire de la valeur, et aller à l'encontre fait l'objet d'une sanction explicite ou implicite.

Il y a une pression à la conformité, le groupe nivelle, il est aussi un lieu de valorisation de l'affectif, et définit la différence en son sein.

Que les règles soient implicites ou explicites, dépendra de son fonctionnement.

Dès qu'il y a groupe, il y a émergence d'un système informel qui va dépendre d'une histoire ancienne, antérieure.

La structure informelle (groupes de personnes) peut aussi être en opposition avec la structure formelle (l'entreprise).

Accepter une personne différente dans un groupe est souvent le fait d'une ouverture, d'une tolérance, d'une adaptation du groupe en question.

Dans chaque groupe se met en place un inconscient de groupe, c'est à dire des non-dits.

Quand il y a situation groupale, il y a pouvoir. C'est le groupe qui donne le pouvoir.
Le leader est celui qui incarnera le plus les espoirs individuels et les valeurs des personnes.

Dans le groupe on se nivelle par le bas, car le niveau intellectuel d'un groupe est inférieur au niveau intellectuel de chacun de ses membres.

Quand une direction désire mettre à l'écart un salarié, elle se contente parfois de suggérer au groupe que un tel est indésirable. Les collègues par esprit d'obéissance ou par peur, s'éloignent d'elle, l'isolent.
Les salariés indécis suivent et deviennent destructeurs par conformisme ou par peur de voir le groupe se retourner contre eux. Alors la placardisation est faite progressivement et par délégation. Les collaborateurs collaborent au processus.

Par leurs remarques, leurs suggestions, des managers poussent les autres à agir et ensuite ils disparaissent de la situation.



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  • : Nemesis
  • Prélude, ma démarche a du sens
  • : Femme
  • : 19/07/1974
  • : Paris 75
  • : littérature poésie communication philosophie psychologie
  • : J'étudie les sciences sociales, diplomée en carrières sociales la psychologie est aussi une passion notamment la psychologie comportementale et cognitive.

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